Maroc - La Médina De Marrakech

Maroc – Croisière MSC – Sur les routes de Marrakech

Marrakech, la ville rouge du Maroc est à l’honneur dans ce second article sur la croisière MSC aux Canaries, un voyage d’une semaine aux portes de l’Europe et de l’Afrique. 

Le bus roule à vive allure sur l’autoroute. Cela fait presque une heure que nous voyageons à travers une infinité de verdure. A droite comme à gauche, des plaines à perte de vue. De temps en temps, un petit village avec sa belle mosquée blanche ou orange créé une déchirure dans cette espace uniforme en couleurs et en formes. L’ombre des nuages flottent au-dessus des collines d’herbe et de roche. Des rires résonnent. Ce sont encore les trois cinquantenaires norvégiennes au fond du bus. Le rire étant contagieux, le bus entier se met aussi à rire. Ce qui est sûr, c’est qu’elles apprécient le voyage et elles le font savoir. Un panneau aux bords de l’autoroute signale qu’il reste encore cent kilomètres avant d’arriver à la légendaire cité de Marrakech. Au loin, malgré les nuages de sables, les cimes enneigées de l’Atlas se profilent, laissant apparaître toute la beauté du Maroc.

La mosquée Koutoubia, point de départ de la visite de Marrakech

Le bus se gare enfin tout près de l’esplanade de la mosquée Koutoubia, au pied du minaret et tout près de la médina de Marrakech. Tout le monde descend dans le calme. Notre guide arrive, ou plutôt nos guides. Trois ou cinq, nous ne savons pas qui fait partie du groupe de guides et qui sont les passants curieux. Pas le temps pour les présentations en tout cas, nous ne sommes pas là pour faire connaissance. Après une brève introduction sur la Mosquée Koutoubia, bâtie aux alentours du treizième siècle par la dynastie des Almohades, nous avons quinze petites minutes pour visiter l’esplanade de la mosquée. Premier contact avec Marrakech, surnommée la ville rouge en référence à la couleur de la majorité des habitations. La place au bas du minaret de Koutoubia est relativement vide. Seuls quelques vendeurs de fruits et légumes sont dans les environs et attendent tranquillement la venue d’un client potentiel, à côté de gens dormant sur des bancs publics. Il fait relativement chaud et le ciel bleu turquoise ferait des jaloux en France métropolitaine pour ce mois de décembre.  Sûrement à cause du nombre de touristes dans Marrakech, les commerçants et les passants ne veulent pas être pris en photo. Malheureusement, être dans un groupe de quarante personnes venant d’un paquebot géant et ne restant que quelques heures dans la ville ne favorise pas un contact amical avec les Marocains. Cela est et sera plutôt une relation de commerce, du « je dois tout te vendre, pas cher, pas cher », jusqu’à en frôler la caricature.

L’esplanade de la mosquée est assez petite. Le temps de faire le tour de la place, un des guides nous demande de le suivre: « Par ici, il faut qu’on continue ». Les visites s’enchaîneront à marche forcée, le paquebot Armonia de MSC et ses deux milles autres passagers n’attendent pas. Après une traversée d’une partie de la médina de Marrakech, de ses innombrables petites et magnifiques ruelles, de sa circulation extrême et ses vieilles maisons en brique rouge, la seconde visite de la journée peut commencer. Il s’agit des tombeaux Saadiens.

Derniers vestiges de la dynastie des Saadiens

Inscris aux patrimoines de l’UNESCO, les tombeaux Saadiens ont été redécouverts en 1917 après plus de deux cents ans d’oubli. « C’est au début du 18ème siècle que le sultan alaouite Moulay Ismaïl décida de détruire toutes les constructions et les références à la dynastie des Saadiens. Mais il n’osa pas détruire les sépultures. Il ordonna donc de sceller toute cette partie en construisant un immense mur à l’entrée » nous raconte un des guides, peut être leur chef ? « La dynastie des Saadiens s’étendait du nord du Maroc jusqu’à Tombouctou et Gao à leur apogée. Les Saadiens régnèrent de 1549 à 1660 et Marrakech fût, avec Fès, l’une des capitales de leur dynastie ». En regardant les tombeaux, nous comprenons pourquoi Moulay Ismaïl n’osa pas les détruites. Les décorations de certaines pièces, des portes, des murs sont sublimes. Même avec l’aide des meilleures technologies dont nous disposons aujourd’hui, elles seraient très difficile à reproduire. L’ingéniosité des artisans d’antan pour créer ces chefs d’œuvre était sans limite. Une richesse architecturale dont, malheureusement, la majeure partie a disparu à Marrakech à cause du sultan Moulay Ismaïl.

Après avoir déambulé plusieurs dizaines de minutes, à rester contempler les différentes salles, un des guides nous emmène à l’entrée du tombeau. Il agite frénétiquement un panneau bleu avec les lettres MSC. Il faut se dépêcher, comme d’habitude. Les visites dans les magasins « sponsorisés » sont aussi la norme dans ce genre d’excursions. Tout juste à côté des tombeaux se trouve une boutique vendant tous les produits « locaux » du Maroc: des épices, de l’huile d’argan, des amandes etc. Le hasard fait bien les choses. Surtout, la technique est bien rodée. Le groupe ressort de la boutique avec d’innombrables sachets remplis de souvenirs, de théières, de petits flacons pharmaceutique et de poudres de couleurs différentes. Les marchands peuvent se frotter les mains, les guides aussi, certainement.

Il est déjà midi et les minarets appellent à la prière de l’adh-dhouhr. La danseuse marocaine, sur fond de musique traditionnelle, porte un plateau de bougies sur la tête et montre toute son agilité et sa souplesse en faisant la danse du ventre. Il ne lui manquerait plus qu’un sourire pour faire croire au rêve. Le décor du restaurant est sublime, la lumière tamisée accentuant les ombres et les formes des décorations. Nous nous sommes arrêtés dans l’un des restaurants traditionnels, dans la médina de Marrakech. Le bruit d’éclaboussement de l’eau dans la fontaine rend l’atmosphère calme et paisible. A la table d’à côté, les trois norvégiennes font le spectacle lorsque la danseuse s’évanouit dans l’un des couloirs sombres du restaurant. L’atmosphère du groupe est à la détente, les gens font connaissance, parlent de leur croisière à bord du navire MSC, racontent des anecdotes, même si l’humour britannique des trois personnes en face de nous n’est pas des plus faciles à comprendre. La cuisine du Maroc est connue dans le monde entier grâce au couscous et au tajine. Nous ne serons pas déçus du repas.

Le palais de Bahia, condensé de l’art marocain

Une fois repu des délicieux mets, le groupe se met en route vers le palais de la Bahia. « Malheureusement, la grande cour du palais est fermée pour cause de travaux » nous dit l’un des guides. « Nous ferons une courte visite du palais tout de même, puis nous irons à la place Jemaa El Fna ». Le palais de la Bahia est sans doute l’un des incontournables lors d’un séjour à Marrakech, même s’il n’est que de quelques heures. Au pas de course, nous franchissons l’entrée du palais de la Bahia et les premières salles. Le palais de la Bahia est l’œuvre de deux personnes : Si Moussa et son fils Ba Ahmed.

« Il a été construit sur une période allant de 1859 à 1900, avant d’être utilisé par le gouverneur français du protectorat marocain ». Un mélange de fierté et de répulsion envers l’ancien envahisseur français se fait ressentir dans la voix du guide. Il fait aussi allusion à toute les histoires qui se sont déroulés dans le palais, qui rivaliseraient presque avec les séries de télé-réalité. Sans aucun meuble, le palais de Bahia semble un peu vide. Seules les fresques et les décorations majestueuses donnent de la vie au palais. La petite cours intérieure est séduisante avec sa végétation et sa petite fontaine d’où coule l’eau venant des sommets de l’Atlas. Le gloussement des trois norvégiennes et les blagues des britanniques rompent le silence du palais. Une courte visite qui laisse un peu sur la faim.

La place Jemaa El Fna, joyau de Marrakech

La dernière visite de la journée est la très célèbre place Jemaa El Fna, au sud-ouest de la médina de Marrakech. C’est sans aucun doute l’endroit le plus touristique de Marrakech et par la même occasion celui où les touristes sont les plus « demandés ». Au bout d’une dizaines de minutes, nous entendons déjà des voix qui s’élèvent au-dessus du brouhaha  de la place. Un des anglais refuse de donner de l’argent pour avoir photographié un singe de loin. La tension monte, les guides interviennent. Un billet passe discrètement d’une main à l’autre. Tout le monde repart content. Pas le droit donc de photographier les serpents et les singes sans avoir payé quelques dinars auparavant. Quelques mètres plus loin, les éleveurs de singes posent directement les singes sur les touristes. Bien sûr, si on ne refuse pas immédiatement, ils réclament quelques dinars pour avoir joué avec les singes. La place Jemaa El Fna est bordée de bars, de café, de restaurants – d’où sont prises la majorité des photos que l’on retrouve sur internet -, et surtout de magasins vendant toutes les spécialités marocaines. Bien sûr, le troc est possible et la connaissance du prix des produits impérative.

La place Jemaa El Fna fait partie de la magie de Marrakech. Avec le soleil se couchant au loin, sur la mosquée Koutoubia, les premières charrettes de métal transportant les stands de nourriture arrivent sur la place. C’est au coucher du soleil que la place Jemaa El Fna s’anime. Les stands proposent toutes les saveurs culinaires du Maroc, les volutes de fumée des feux de bois s’élevant doucement dans le ciel de Marrakech. Malheureusement, le bus nous attend déjà près de l’esplanade de la mosquée Koutoubia.

Sur le chemin en partant de la place Jemaa El Fna, tous les guides nous demandent un petit pourboire. Il est temps de rentrer à Cassablanca, où se trouve le paquebot Armonia de MSC. Un dernier au revoir à nos guides et le bus démarre. Nous retrouvons les gloussements et les rires des norvégiennes du fond du bus. Marrakech et sa magie disparaisse au loin dans le désert, laissant tomber la nuit sur l’Atlas et sur le Maroc.

Photographies

Informations

Quelques informations en lien avec l’article qui peuvent être utiles aux voyageurs intrépides.

Quoi? Croisière MSC
  Où? Îles Canaries, Espagne
 Quand? Préférez la haute saison, mais moins de touristes en Décembre
 Combien? A partir de 500 euros/personne en last minute

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